SERVICES  : Santé scolaire et universitaire,
Protection maternelle et infantile

 

Pour connaître les personnes ressources du site PRATIQUES EN SANTE : https://www.pratiquesensante.org/personnes-ressources/

Vous pouvez aussi participer 

Regards croisés sur la prévention en Protection Maternelle Infantile

https://www.laniss.fr/regards-croises-prevention-pmi/

 

Agence des nouvelles interventions sociales et de sante

Pour mieux comprendre comment la PMI peut contribuer à atteindre les objectifs de prévention dans les prochaines années et ainsi mieux accompagner les services de Protection maternelle et infantile, l’ANISS en partenariat avec l’UQAM, a réalisé neuf études entre 2016 et 2020.

Deux études en population générale, une recherche-action, quatre études centrées sur les activités des services et deux autres sur les professionnels eux-mêmes nous ont permis de dresser un portrait du plus important service de prévention français.

Promouvoir la santé à l’Ecole : revue de littérature et perspectives scientifiques

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02478879/document

 

Auteurs : Simar, Darlington, Bernard, Berger. // Revue : AFAE Introduction : Cet article propose une synthèse des travaux scientifiques disponibles s’intéressant au développement de la promotion de la santé à l’Ecole et des approches qualifiées « d’écoles promotrices de santé ». La convergence des outils institutionnels et stratégies de politique publique avec les données scientifiques est régulièrement débattue dans un souci d’une part, d’adaptation aux spécificités du contexte (Rütten, Gelius, & Abu-Omar, 2011), et d’autre part, d’augmentation de l’efficacité de leur mise en œuvre (Jansson, Fosse, & Tillgren, 2011). 

 

Infirmiers scolaires et éducation à la santé: Représentations et pratiques professionnelles

 

https://plone.unige.ch/aref2010/communications-orales/premiers-auteurs-en-b/Infirmiers%20scolaires.pdf/view

 

de Dominique Berger , Mabrouk Nekaa et Didier Jourdan

L’enquête menée auprès des infirmier(e)s de l’éducation nationale des académies de Lyon et de Clermont-Ferrand (n = 188) met en évidence l’hétérogénéité des représentations et des pratiques professionnelles. Elle souligne le lien entre les conceptions individuelles et la nature des pratiques mises en œuvre, montre l’incidence de la formation et de l’expérience acquise en milieu scolaire sur les pratiques et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de leurs missions. La spécificité du métier d’infirmier scolaire apparaît non plus articulée autour du soin, mais autour de tâches éducatives sans pour autant être en concurrence avec les disciplines d’enseignement. Ce changement radical dans l’identité professionnelle acquise en formation initiale en IFSI, soustend la nécessité d’une formation spécifique adaptée au milieu scolaire et à ses particularités et la définition d’une nouvelle professionnalité articulée autour de compétences spécifiques. 

Pratiques et réalités de la PMI et de la planification familiale à l’épreuve de l’épidémie de COVID-19

 

https://snmpmi.org/IMG/pdf/etude_covid19-pmi_snmpmi_decembre2020_rapport_synthese.pdf

 

L'objet de la présente étude à orientation socio-anthropologique, sans prétention académique mais ambitionnant a minima de mettre en lumière certaines tendances révélées lors du confinement et du déconfinement du printemps, à partir de la perception et de l'analyse des professionnel.les qui ont bien voulu répondre à notre sollicitation. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés. Toute notre reconnaissance va également à Christine Bellas-Cabane et à Marie-Laure Cadart, qui ont inspiré et réalisé ce travail pour le syndicat national des médecins de PMI. Souhaitant que sa lecture permette à tous les acteurs de la PMI d'en faire leur miel pour mieux traverser l'épreuve qui perdure et, surtout, pour imaginer et construire la PMI "d'après"... 

Promouvoir la santé à l'école. Des preuves à l'action

 

https://www.fabrique-territoires-sante.org/sites/default/files/promouvoir_la_sante_a_lecole_des_preuves_a_laction.pdf

 

À qui est destiné ce document ? Cette publication est pour vous. Elle s’adresse à ceux qui les mettent en œuvre. Plus largement, elle est destinée à tous les professionnels qui se préoccupent de la santé des élèves. Il s’agit des décideurs politiques, des services centraux et déconcentrés de l’Education nationale et de la Santé, de l’ensemble de la communauté éducative, ainsi que des intervenants institutionnels et associatifs. Si ce document a été rédigé avant tout pour les décideurs, il peut également être utile aux enseignants, aux parents et aux élèves car la promotion de la santé est un processus d’inclusion et participatif. 

La fermeture des écoles a un impact durable sur la santé des enfants – Interview du Pr. Didier Jourdan

 

https://www.thinktankcraps.fr/la-fermeture-des-ecoles-a-un-impact-durable-sur-les-enfants/

 

Le CRAPS, think tank de la protection sociale, a publié ce vendredi 2 avril 2021 une interview du Professeur Didier Jourdan sur les effets de la fermeture des écoles sur les enfants. Il y rappelle que la fermeture des écoles est une décision lourde car elle a un impact sur la santé mentale et physique des enfants, principalement pour les plus vulnérables d’entre eux. Le confinement influence également l’éducation en termes de pertes d’apprentissage pour les enfants et d’accroissement des inégalités. À titre d’exemple, il a été montré que la poursuite d’études après le secondaire aux États-Unis avait baissé de 6,8 % du fait de la crise sanitaire mais avec des écarts majeurs en fonction du niveau socioéconomique. La baisse est de 11,4 % pour les plus vulnérables contre 2,9 % pour les plus favorisés. En tout état de cause, la fermeture des écoles a un impact durable sur les enfants. C’est un phénomène qui s’observe déjà pendant les vacances scolaires pour les élèves les plus précaires d’entre eux.

La crise sanitaire a mis en lumière l'importance de l'école pour atténuer certaines inégalités en matière d'éducation et de santé. Mais pour aller plus loin et contribuer à développer la capacité des écoles à réduire les inégalités, il faut améliorer leur capacité à travailler sur les enseignements, la vie scolaire et l’environnement scolaire. Didier Jourdan propose ainsi des pistes pour structurer l'action des écoles en matière de santé.

 

La santé des enfants et des adolescents en milieu scolaire : Dix mesures pour une politique de santé à l’Ecole à la hauteur des défis de notre temps

 

https://didier-jourdan.com/wp-content/uploads/2016/11/Rapport-Mission-Sante%CC%81-Ecole-Jourdan-Lombrail.pdf

 

Rapport établi par Didier Jourdan Professeur à l’Université Clermont-Ferrand 2 Pierre Lombrail Professeur à l’Université Paris 13 Mai 2015 

 

Depuis plus d’un siècle, chacune des générations qui se sont succédées a dû relever des défis considérables pour faire vivre l’ambition éducative de notre pays. Edifier une école primaire laïque, gratuite et obligatoire… Structurer l’enseignement secondaire pour qu’il puisse accueillir tous les jeunes… Scolariser les enfants et adolescents porteurs de maladies chroniques ou en situation de handicap… Tels furent les combats de nos prédécesseurs. Le défi de notre génération est celui de la réussite de TOUS les élèves. Nous ne pouvons accepter de laisser certains de nos jeunes au bord du chemin ! Faire vivre au quotidien, dans les actes, une Ecole efficace, bienveillante et inclusive doit se situer au cœur de nos préoccupations. La politique éducative de santé constitue l’armature de ce projet. Nous ne pouvons échouer dans sa mise en œuvre tant c’est une condition clé de la réussite éducative comme de l’amélioration de la santé de chacune et de chacun et de la réduction des inégalités. Comme le rappelait Jean Rostand, « on a beaucoup parlé de priorités, et même de priorités des priorités. En termes de priorités, je n’en connais que deux l’instruction publique et la santé publique »

Développement professionnel infirmier en promotion de la santé

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01162836

 

Cette recherche se propose d’éclairer le développement professionnel du personnel infirmier éducateur de santé en milieu scolaire. Les missions d’éducation et de promotion de la santé relèvent du savoir spécifique infirmier et correspondent en dehors du champ habituel de la prescription aux pratiques relevant du rôle propre. L’hypothèse d’un lien entre rôle spécifiquement infirmier et développement professionnel guide ce travail. L’étude compare (N=30) approches professionnelles d’infirmières d’établissement d’enseignement en poste sur le département d’ « Ille et Vilaine ». L’expérience des acteurs est interrogée pour tenter de dégager les éléments de ce développement professionnel autour de trois indicateurs clés : la posture, les dynamiques identitaires et la dimension collective de l’activité. L’enquête de type qualitative emprunte les outils d’une méthode hybride qui recourt à l’analyse parallèle de contenus recueillis sous deux modalités différentes : l’entretien compréhensif et l’écrit réflexif.

La consultation spécifique de l’infirmier.e de l’éducation nationale, un droit de l’enfant

 

https://fr.calameo.com/read/0064572397147fe0a7de2

 

Saphia Guereschi, Sylvie Magne, Syndicat SNICS-FSU

 

La consultation infirmière, couverte par le secret professionnel et possible sans l’accord préalable de leurs parents, est au cœur de la pratique des infirmier.es exerçant en milieu scolaire et universitaire. Cette fonction s’inscrit dans un cadre résultant d’une construction historique et définie par des textes, puisant dans les principes généraux du droit s’agissant du consentement de l’enfant et de la protection de la santé. Cet article détaille les missions, le rôle et l’apport infirmier–éducateur et conseiller en santé en poste dans les établissements publics locaux d’enseignement, au service d’une population jeune, « non spécifiquement malade » mais connue pour ses prises de risques et les troubles que peut générer le passage de l’enfance à l’âge adulte, fournit les éléments statistiques, et évoque les enjeux actuels.

Crise sanitaire : accompagnement psychologique des élèves

 

https://eduscol.education.fr/2681/crise-sanitaire-accompagnement-psychologique-des-eleves

 

Plusieurs outils, notamment ceux élaborés par l’hôpital Robert Debré, sont mis à disposition des personnels de l’éducation nationale afin de mieux prévenir, identifier et accompagner les élèves en situation de fragilité psychologique dans le contexte de la crise sanitaire.

- Repérage des symptômes de stress ou de détresse psychologique chez vos élèves dans le contexte de la crise sanitaire.

- Repérage des symptômes de stress ou de détresse psychologique chez mon enfant dans le contexte de la crise sanitaire.

- Comment demander de l'aide quand tu te sens mal ou stressé ?

 

Infirmière à l’éducation nationale : Être et exister 

 

https://wikidocs.univ-lorraine.fr/download/attachments/296686811/Infirmi%C3%A8re%20%C3%A0%20l%E2%80%99%C3%A9ducation%20nationale%20%20%C3%8Atre%20et%20exister.pdf?

 

Sabine LEROY

« A quelles conditions l’identité professionnelle se construit-elle et évolue-t-elle lorsqu’un·e professionnel·le, seul·e représentant·e de son corps de métier dans une institution, est isolé·e de ses pair·e·s ? » 

...La quête identitaire est très forte chez les infirmières et notamment chez celles qui travaillent dans le secteur préventif. Ainsi, nous allons, dans une première partie, en apercevoir l’origine et expliquer en quoi l’acquisition du rôle propre leur permet de se reconnaître autonomes, indépendantes et responsables dans leur prise d’initiative. La spécificité du travail à l’éducation nationale rend complexe la construction identitaire de ces professionnelles de santé. ...

 

Autres articles précédemment référencé : Les infirmières de l’éducation nationale en France : éducation et promotion de la santé en milieu scolaire, pratiques et  représentations

Les infirmières de l’éducation nationale en France : éducation et promotion de la santé en milieu scolaire, pratiques et  représentations

 

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01768261/document

 

Mabrouk Nekaa

Cette recherche avance des pistes de réflexion en ingénierie de la formation initiale ou continue avec comme objectif de favoriser la construction de nouvelles compétences permettant aux infirmières de l’éducation nationale de mieux promouvoir la santé à l’école et ainsi d’être plus à même de contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé et de favoriser la réussite de tous les élèves. La question de la formation recouvre résolument celle d’une didactique de l’ES en milieu scolaire dans une perspective curriculaire. 

Regards croisés sur la prévention en Protection Maternelle Infantile

 

https://www.laniss.fr/regards-croises-prevention-pmi/

 

Pour mieux comprendre comment la PMI peut contribuer à atteindre les objectifs de prévention dans les prochaines années et ainsi mieux accompagner les services de Protection maternelle et infantile, l’ANISS en partenariat avec l’UQAM, a réalisé neuf études entre 2016 et 2020. Deux études en population générale, une recherche-action, quatre études centrées sur les activités des services et deux autres sur les professionnels eux-mêmes nous ont permis de dresser un portrait du plus important service de prévention français.

Soutenir les écoles et les établissements dans la prise en compte de la santé de tous les élèves

Porter un regard éducatif sur les enjeux de santé à l’école, renforcer les partenariats entre santé et éducation : un article publié dans le Lancet ce vendredi 22 janvier 2021 https://www.pratiquesensante.org/chaire-unesco-education-sante/ Jourdan, D., Gray, N. J., Barry, M. M., Caffe, S., Cornu, C., Diagne, F., El Hage, F., Farmer, M. Y., Slade, S., Marmot, M., & Sawyer, S. M. (2021). Supporting every school to become a foundation for healthy lives. The Lancet Child & Adolescent Health L’article publié ce vendredi dans le Lancet fait le point sur les données disponibles concernant les interventions de santé en milieu scolaire et les conditions nécessaires pour leur efficacité et leur durabilité. Il invite à porter un regard éducatif sur les enjeux de santé. Il rappelle que pour améliorer la santé et réduire les inégalités, tous les élèves doivent fréquenter l'école dès leur plus jeune âge et aussi longtemps que possible, et que leur réussite scolaire doit être maximisée. La cohérence entre les politiques,...

Fascicule sur le rôle des témoins face aux discriminations, injures et harcèlements en milieu scolaire

 

https://associationaresvi.files.wordpress.com/2021/01/fascicule-temoins-lcd-1.pdf

 

UNE DISCRIMINATION, c’est le fait de refuser à une personne ou à un groupe de personnes l’accès à des biens ou des services comme l’école, l’emploi, le logement, la santé… La loi définit des critères de discriminations comme : être une fille, une personne homosexuelle ou transgenre, avoir une apparence ou un poids particulier ou bien encore appartenir à une ethnie, avoir une religion...

Prévention du suicide chez les adolescents : les implications de l’infirmière scolaire face au dépistage, à l’évaluation et à l’orientation

 

https://doc.rero.ch/record/305515/files/Travail_Bachelor_Laura_Waeber_et_Ramona_Hunkler.pdf

 

L’adolescence regroupe de nombreuses spécificités auxquelles l’infirmière scolaire doit être attentive lors du dépistage des jeunes à risque de suicide. Des outils d’entretien ou d’évaluation reconnus, comme le HEADSS, doivent être utilisés pour l’identification de ces jeunes. L’infirmière scolaire a une position primordiale dans la prise en charge de la santé mentale des adolescents.

Elle ne dispose toutefois pas toujours de la collaboration et des ressources nécessaires (soutien de structures spécialisées dans la santé psychique) pour le faire de façon optimale.

Recommandations pour soutenir la santé du personnel enseignant

https://www.radix.ch/media/omjjf0on/recommandations_fr_web.pdf

 

Les nouvelles recommandations pour soutenir la santé du personnel enseignant - largement appuyées par l'OFSP, éducation+santé réseau suisse et l'Alliance pour la Promotion de la Santé des professionnels de l’Ecole - montrent des domaines d'action efficaces relevant des autorités, des directions d’établissements et des enseignant·e·s, et motivent toutes les personnes concernées à agir.

Les instances en milieu scolaire pour une École promotrice de santé

 

https://eduscol.education.fr/2346/sante

 

Dès la maternelle et jusqu'au lycée, la réussite scolaire des élèves est fortement corrélée au bien-être (cf. résultats de PISA, Volume III : le bien-être des élèves, 2018). L'organisation mondiale de la santé (OMS) promeut une approche positive, intégrée et holistique de la santé afin de tendre vers un bien-être global et durable pour tous.

Quelques textes sur la santé scolaire et universitaire 

 

Vous pouvez rajouter d'autres références dans les commentaires 

 

Politique éducative de santé dans les territoires académiques

https://www.education.gouv.fr/bo/11/Hebdo46/MENE1132801C.htm

 

Organisation et missions des services universitaires et interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé

https://www.education.gouv.fr/bo/2010/14/esrs1005537c.htm

 

Santé des élèves. Visites médicales et de dépistage obligatoires

https://www.education.gouv.fr/bo/15/Hebdo42/MENE1517115A.htm

 

Politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves

https://www.education.gouv.fr/bo/15/Hebdo42/MENE1517117C.htm

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Guide : Prévention et contrôle des infections dans les services de garde et écoles du Québe

Guide : Prévention et contrôle des infections dans les services de garde et écoles du Québec - Guide d'intervention édition 2015 et MàJ 2020 face à la COVID

 

Ce Guide s’adresse aux professionnels de la santé susceptibles de répondre aux questions des services de garde et écoles concernant la prévention et le contrôle des infections. Il vise à les soutenir dans leurs recommandations et interventions auprès de ces milieux.

 

La "Mallette des parents" est destinée à améliorer le dialogue entre les parents d’élèves et l’École

https://www.education.gouv.fr/la-mallette-des-parents-7256

 

Elle contient des outils que les équipes éducatives utilisent pour animer la discussion avec les familles lors des rencontres. C'est aussi un site de ressources destinées aux familles et aux professionnels de l'éducation pour accompagner ensemble les enfants vers la réussite : mallettedesparents.education.gouv.fr 

Lire la suite

Déterminants des pratiques collaboratives en milieu scolaire dans la promotion d’une saine alimentation et de l’activité physique et rôle de l’infirmière dans c

 

https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2015-1-page-61.htm

 

Marie-Claude Bouchard, Frances Gallagher, Denise St-Cyr Tribble

Dans Recherche en soins infirmiers 2015/1 (N° 120), pages 61 à 77

 

Contexte : chez les 12 à 17 ans, le taux d’embonpoint et d’obésité a plus que doublé au cours des 25 dernières années. Peu d’écrits documentent les pratiques collaboratives dans les activités de promotion d’une saine alimentation et de l’activité physique en milieu scolaire, alors que la collaboration constitue un élément clé de la promotion de la santé. Objectifs : décrire les déterminants qui influencent les pratiques collaboratives en milieu scolaire secondaire. Préciser le rôle de l’infirmière scolaire dans ces pratiques. Méthode : une étude de cas multiples descriptive a été réalisée dans trois écoles secondaires du Québec. Un groupe de discussion, des entrevues individuelles (21), l’observation (5) et l’examen de documents (3) ont été effectués. L’analyse qualitative a été réalisée par plus d’une chercheuse. Résultats : les déterminants des pratiques collaboratives se rapportent à l’individu, à l’équipe et à l’organisation. Le temps, nécessaire à l’appropriation du rôle, est un déterminant qui influence la contribution de l’infirmière scolaire nouvellement en poste dans les pratiques collaboratives en milieu scolaire. Conclusion : la connaissance des déterminants influençant les pratiques collaboratives ouvre la voie à la mise en œuvre de conditions favorables à l’implication de plusieurs acteurs dans la promotion de la santé des jeunes. 

Dessine moi un parent. Stratégie nationale de soutien à la parentalité

 

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/180702_-_dp_-_strategie_nationale_2018-2022vf.pdf

 

Ces dernières décennies, les structures familiales ont rapidement évolué : un enfant sur cinq vit dans une famille monoparentale, constituée dans 82% des cas d’une mère avec un  ou  des  enfants  et  plus  fortement  exposée  à  la  précarité  que  les  autres  types  de familles;  un  enfant  sur  neuf  vit  dans  une  famille  recomposée.  Par  ailleurs,  les  familles sont  confrontées  à  l’émergence  de  nouvelles  questions  telles  que  l’utilisation  de nouveaux modes de communication par les jeunes (accès aux réseaux sociaux, utilisation de smartphones...) par exemple. Dans ce contexte, plus de deux parents sur cinq jugent aujourd’hui difficile l’exercice de leur rôle de parent1. Les  parents ne  sont  bien  sûr  pas  seuls  face  à  ces  questions  :  les  différents  services  ou institutions que l’enfant fréquente (modes d’accueil du jeune enfant, école, activités de loisirs...),  l’ensemble  des  adultes  qui  l’entourent  (cercle  familial  élargi,  cercle  amical,professionnels de la petite enfance, de l’éducation, de l’animation, ...) contribuent eux aussi à son éducation, et ont un impact sur son devenir

Québec : Standards de pratique pour l'infirmière en santé scolaire

 

Version abrégée 40 pages  : https://www.oiiq.org/documents/20147/237836/4442-sante-scolaire-abrege.pdf

Version intégrale 128 pages : https://www.oiiq.org/documents/20147/237836/4441-santescolaire.pdf

 

Un engagement pour la réussite éducative des jeunes | 2e édition

Ces standards de pratique situent l’intervention de l’infirmière en milieu scolaire dans l’univers complexe qui allie les exigences du réseau de la santé et du réseau de l’éducation. Axés sur la réussite éducative des jeunes, ils font ressortir les activités professionnelles de l’infirmière tout en insistant sur les partenariats essentiels à développer avec les diverses instances du milieu scolaire.

 

Ce document énonce huit standards de pratique répartis à l’intérieur de quatre domaines essentiels: 

la promotion de la santé; la prévention et la protection de la santé; le maintien et le rétablissement de la santé; la qualité des services professionnels.

 En complément au volet professionnel, une section spécifique traite des aspects juridiques reliés à la confidentialité et au secret professionnel.

Les standards de pratique constituent un cadre de référence incontournable pour les infirmières en santé scolaire. Ils fournissent aussi aux diverses instances administratives et professionnelles des points d’ancrage essentiels pour prendre les décisions nécessaires afin de soutenir l’action de ces infirmières dans les écoles.

La santé mentale des adolescents de 3e en 2017 / Apport d’un auto-questionnaire dans l’enquête nationale de santé scolaire

 

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd65.pdf

 

Valérie Carrasco, Nathalie Guignon (DREES) / Les Dossiers de la DREES, n°65

L’édition 2017 de l’enquête nationale de santé scolaire, menée par le ministère chargé de la santé en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, s’est intéressée à la santé psychique des élèves de classe de 3e par le biais d’un auto-questionnaire. Cinq dimensions de la santé mentale ont ainsi pu être explorées, en s’appuyant non seulement sur le ressenti des élèves mais également sur leur comportement : détresse psychique, qualité du sommeil, comportement alimentaire, blessures cutanées auto-infligées et comportements suicidaires. Les indicateurs de santé mentale qui en résultent sont toujours globalement moins bons pour les filles que pour les garçons mais de nombreux autres déterminants peuvent être mis en évidence, relatifs au mode et à l’hygiène de vie des adolescents, à leurs caractéristiques sociodémographiques, à la consommation de substances psychoactives, à l’absentéisme scolaire, aux atteintes subies et à leurs préoccupations présentes et futures.

 

Santé scolaire aujourd’hui et demain - Docteur Marie-Claude Romano - AFPSSU

 Médecin scolaire pendant 20 ans dans les écoles auprès des élèves, j’ai appris à travailler en étroite collaboration avec les équipes éducatives et les parents, j’ai été nommée médecin responsable du département du Val de Marne, réel conseiller technique de l’inspecteur d’académie, animant les équipes de secteurs et pouvant impulser tous les projets qui correspondaient aux besoins du terrain J’ai vécu la même situation lorsque j’ai été nommée médecin conseiller technique auprès du recteur de Créteil et je puis affirmer que notre intégration à l’éducation nationale a donné une véritable reconnaissance du médecin dans l’institution et particulièrement de notre rôle de conseiller technique.

Je n’ai jamais compris que les textes ministériels soient aussi décalés par rapport à la pratique du terrain et le plus souvent rédigés en jargon administratif inaccessible pour les utilisateurs non juristes. C’est pourquoi, à la fin de ma carrière, j’ai choisi de prendre le poste de conseiller technique à la direction de l’enseignement scolaire au ministère, naïvement persuadée que j’allais pouvoir participer à la rédaction de ces textes et que je pourrais impulser une politique de santé de l’enfant.

En fait, dans ce ministère j’ai découvert un réel cloisonnement, une administration repliée sur elle-même, totalement verrouillée par les administratifs où le conseiller technique n’a qu’un droit « se taire » (cela m’a été dit) et exécuter les décisions de la centrale. J’ai fait le constat qu’à la centrale, chacun joue sa carrière et qu’en fait l’enfant n’est jamais la préoccupation. Dans ce ministère, quelque soit le ministre et son appartenance politique, la problématique de la santé n’a jamais été intégrée à l’action éducative.

Différents rapports IGAS-IGEN ont mis en avant les dysfonctionnements et le cloisonnement mais aucune suite n’en n’a jamais été donnée.

 

Après 5 années passées à la DESCO, je vous livre mes réflexions personnelles et comment j’analyse les causes des dysfonctionnements 

  • Le ministère de l’éducation nationale reste très cloisonné et les évaluations avec les partenaires sont quasi impossibles. La santé des élèves n’est pas prise en compte : aucune politique de santé des jeunes, aucune politique globale de santé, aucune politique de réelle prévention dès la petite enfance. Les mesures préconisées dans les circulaires ne sont élaborées que par des administratifs sans concertation avec les professionnels de santé et de terrain.

  • La circulaire des missions des personnels de santé de 2001 : les médecins ont leurs missions, les infirmières ont les leurs mais il n’y a plus ni service ni aucun pilote comme c’était le cas en 1991.

  • Les textes sont rédigés par des administratifs qui n’ont jamais été sur le terrain et qui ne savent souvent même pas comment fonctionne une école concrètement aujourd’hui. Ils sont nombreux mais totalement déconnectés des possibilités réelles du terrain pour les appliquer. Pour les parents dont j’ai encore régulièrement des témoignages, ces textes sont des leurres car, lorsqu’ils ont un enfant en difficulté, rien de ce qui est rédigé dans les textes ne peut être mis en place faute de moyens. Il y a un réel décalage entre les textes et la réalité.

  • Trop de grands et beaux discours sont faits sans aucun moyen pour appliquer les mesures annoncées.

  • La prise en compte des élèves à besoins spécifiques est clairement définie dans les textes mais inappliquée voire inapplicable sur le terrain et les familles continuent leur parcours du combattant et la galère pour scolariser leur enfant. Par exemple, scolariser aujourd’hui un enfant hyperactif ou surdoué est de l’ordre de l’impossible dans les écoles ordinaires et ces enfants en très grande souffrance finissent par avoir de graves troubles du comportement.

  • Il n’existe aucune évaluation des dispositifs faite par la DESCO qui soit statiquement significative. L’extrême faiblesse du système de recueil de données statistiques est développée dans tous les rapports. « Les multiples sources de données chiffrées se stérilisant mutuellement ce qui explique la difficulté de définir des politiques publiques et de les évaluer à l’échelon local, départemental et national »

  • Dans le cadre de l’enfance en danger, l’éducation nationale refuse de donner ses chiffres à l’ODAS, ne collabore pas avec l’AFIREM ni avec les services de l’aide sociale à l’enfance. Cela est fortement reproché et surtout cela nuit au suivi des enfants victimes et les pénalise. Tous les partenaires font état de cette difficulté de collaborer avec l’éducation nationale.
    L’enfance maltraitée est la préoccupation de tous les professionnels de l’enfance car on sait qu’elle mène aux conduites violentes ou déviantes à adolescence. Cinq rapports ont été publiés depuis début septembre : l’ONED, l’ODAS, Anne TURSZ, la défenseure des enfants mais pour la DESCO, ce n’est pas sa priorité ni même sa problématique et pourtant ces enfants sont scolarisés.

  • Dans le cadre de l’éducation à la santé, la DESCO rédige des guides (le plus souvent avec l’INPES). Les documents pédagogiques sont envoyés de la centrale dans les rectorats sans aucun suivi ni relais avec les conseillers techniques et on ne sait ce qu’ils deviennent. S’ils parviennent par miracle aux élèves ou aux enseignants, c’est sans aucun accompagnement donc sans effet alors que cela a un coût considérable. Aucune évaluation n’est faite sur l’impact de ces envois.

  • Il n’existe aucune continuité entre la politique de santé des élèves et celle des étudiants. Aucun lien entre le service de promotion de la santé et la médecine préventive universitaire, aucun lien entre la DESCO et la DES (direction de l’enseignement supérieur).

  • Il est impossible de faire remonter les difficultés du terrain à la centrale. Les rapports rédigés par les conseillers techniques de la centrale sont censurés par les administratifs (ce qui n’est le cas ni au niveau départemental, ni au niveau des académies) afin qu’aucune difficulté ou dysfonctionnement ne transparaisse.

La DESCO considère qu’elle a pour mission, non pas la santé des élèves mais la politique éducative avec la création de guides : guide de lutte contre les conduites addictives, contre la violence, guide de la sexualité mais personne n’entend (même quand l’académie de médecine le déclare) que les conduites des adolescents sont la conséquence du vécu de l’enfance et qu’il faudrait mieux dépister et suivre les enfants en souffrance quand ils sont petits plutôt que de faire des guides pour « lutter contre » des conduites déviantes qui auraient pu être évitées si on avait su prendre en compte les réels besoins des enfants d’aujourd’hui. Tant qu’on ne considèrera pas avec une attention particulière l’enfance en recherchant les signes de mal être et leurs causes, on laissera évoluer les enfants vers des comportements déviants mais qui ne sont que réactionnels à leur vécu.

 

L’une des preuves que la problématique de la santé n’est pas intégrée à l’action éducative est la nomination du médecin conseiller technique au ministère en 2004. Il n’est plus placé auprès du directeur (comme c’était le cas avant) mais du sous-directeur (avis paru au JO le 9 juin 2004) donc, de fait, dépend d’une chef de bureau.

 

Dans la mesure où les tâches sont multiples et qu’il faut faire des choix, Il me semble que la mission prioritaire d’un médecin de la promotion de la santé des enfants aurait dû rester celle d’impulser avec les collègues du ministère de la santé, la politique du ministre de l’éducation nationale dans le domaine de la santé, de suivre les dossiers des élèves à besoins spécifiques ou victimes de maltraitance plutôt que de participer à la réalisation et à l’évaluation d’outils pédagogiques (tel que cela l’est spécifié dans le profil du poste).

 

 

 

Aujourd’hui tous les textes existent et sont nombreux créant en fait un amoncellement de dispositifs qui ne sont pas appliqués sur le terrain

Je prends quelques exemples :

  • Circulaire n°98-237 du 24-11-1998 relative à l’orientation pour l'éducation à la santé à l'école et au collège : tout est remarquable dans ce texte mais aucune évaluation n’a été faite de sa mise en application et les rencontres éducatives semblent peu exister sur le terrain. Ce qui est certain c’est que moins de 10% des actions globales d’éducation à la santé ont lieu dans le 1er degré. Les parents ne sont ni associés ni informés des actions menées. Le rapport effectué par l’IGAS-IGEN est très critique.

  • Circulaire n° 2001-012/013/014 du 12-1-2001 des missions des médecins et infirmières : un catalogue de missions qui ne sont pas applicables avec les effectifs actuels en personnel. Aucun pilote pour la mettre en action. Il n’y a même plus de service comme en 1991 mais « une politique de promotion de la santé ». Dès 2001, le catalogue des missions était inapplicable mais, depuis, les textes rajoutent des tâches supplémentaires sans qu’aucun moyen supplémentaire ne soit attribué. Tout est devenu prioritaire : l’obésité, la santé mentale, les handicapés, les troubles d’apprentissages, les difficultés scolaires, la violence etc.… Avec l’entrée en application en janvier 2006 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 qui prévoit l’arrivée massive de nombreux enfants handicapés, comment les personnels de santé pourront-ils accomplir leur mission de prise en charge et d’aide à l’intégration de ces enfants sans aucun moyen en personnel?

Dans certains départements les médecins consacrent 20% de leur temps pour effectuer les examens d’aptitude sur machines dangereuses alors que ceux-ci ne sont pas dans le champ de nos compétences mais de celui de la médecine du travail (il est dangereux de donner un avis d’aptitude sur des machines que les médecins ne connaissent pas ou de déclarer un élève apte à faire un stage dans une entreprise alors que le médecin ne connaît pas les conditions d’accueil dans ce stage). Ce temps passé l’est au détriment des bilans de la petite enfance. La médecine du travail refuse de prendre en charge ces examens, la DESCO ne se positionne pas depuis des années mais il semble qu’elle va céder aux pressions et rappeler aux médecins de l’éducation nationale qu’ils doivent faire ces examens ce qui va encore plus pénaliser la petite enfance.

 

A la désorganisation s’ajoute la cacophonie due au fait de l’absence de communication entre les ministères.

Le ministre de la santé annonce en juillet 2005 « la mise en place d'un examen approfondi entre 30 et 45 minutes pour ado de 12 ans (fille) et 13 ans (garçon), généralistes et pédiatres libéraux sont concernés. Un kit de formation et des outils seront mis à leur disposition. Une information sera délivrée dans les collèges et l'examen sera pris en charge par l'Assurance maladie »

Cet examen est déjà fait par les médecins de l’éducation pour près de 70% de cette tranche d’âge. La prise en charge par la sécurité sociale a un coût. Pourquoi ne pas avoir donné les moyens et les outils aux médecins en place pour qu’ils puissent le faire à 100%? Sans doute parce que pour le ministre de la santé nous n’existons pas. En outre, avant de faire cette annonce aux médias, pourquoi ne pas avoir fait une évaluation du coût ? Il semble aujourd’hui que ce programme ne pourra pas être mis en place car la demande de codification par les généralistes n’a pas été acceptée par la CNAM. On ne pouvait tout de même pas croire que les généralistes feraient un examen de 45 minutes en étant rémunérés sur la base d’une simple consultation. C’est là encore une annonce qui n’aura pas de suite.

Plusieurs ministres ou personnalités pensent régler les problèmes en confiant le suivi des enfants par la PMI jusqu’à la fin de la scolarité primaire. C’est franchement méconnaître les dysfonctionnements des services de PMI pour lequel il n’y a aucun pilotage national et dont les missions sont confiées aux élus locaux. Dans certains départements moins de 20% des enfants de la naissance à 6 ans sont vus par la PMI : comment imaginer que la PMI puisse prendre en charge les enfants jusqu’à 12 ans sans moyen supplémentaire. Si des moyens supplémentaires sont prévus, pourquoi ne pas les affecter au service de promotion de la santé qui est le seul service à pouvoir suivre les enfants de la maternelle au lycée ? Chaque fois que l’on parle de transfert d’une partie des compétences de la médecine scolaire à la PMI, il y a une méconnaissance totale de la compétence particulière des médecins de l’éducation nationale, il y a une méconnaissance d’une vraie politique de santé publique et le seul but réel est de transférer les responsabilités de l’état vers les collectivités locales. 

  • La loi n° 2000-197 du 6 mars 2000 visant à renforcer le rôle de l'école dans la prévention et la détection des faits de mauvais traitements à enfants impose une séance annuelle d’information:  « Art. L. 198-2. - Au moins une séance annuelle d'information et de sensibilisation sur l'enfance maltraitée est inscrite dans l'emploi du temps des élèves des écoles, des collèges et des lycées. Cette loi n’est pas appliquée.

  • Circulaire n°2003-100 du 25-6-2003 relative à l’organisation des examens et concours et à l’aménagement des examens. Elle est appliquée de façon variable d’un département à l’autre ; chaque département fait ce qu’il lui plait et selon le département, un élève souffrant de la même pathologie obtient ou non le tiers temps supplémentaire pour passer les examens. Les associations s’élèvent contre ce fait depuis des années mais ne sont pas entendues, la centrale refusant de se positionner. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 indique « Garantir l’égalité des chances en donnant une base légale à l’aménagement des conditions d’examen » quelles mesures précises seront données dans les décrets d’application  pour que cette déclaration devienne une réalité pour tous les élèves?

  • Circulaire n° 2003-135 du 8-9-2003 relative au projet d’accueil individualisé (PAI) : Dans toutes les classes il y a un ou plusieurs enfants souffrant d’une maladie chronique. Cette circulaire leur permet de prendre leur traitement à l’école et d’y avoir les soins et les aménagements nécessités par leur état de santé. Elle n’est plus appliquée sur tous les secteurs. J’ai un nombre considérable de témoignages de parents qui demandent de l’aide et expliquent comment on a refusé de scolariser leur enfant avec un PAI. Un directeur peut décider tout seul sans rendre compte à quiconque de refuser un projet d’accueil à un enfant malade et le médecin n’en est pas informé. Les parents sont renvoyés face à leur solitude et leur désarroi et personne ne les informe qu’un médecin pourrait les aider. Pour que les directives d’une telle circulaire soient pérennes, il est indispensable de continuer à informer les personnels tous les ans (comme cela l’a été fait de 1999 à 2004), de les mobiliser et de les sensibiliser régulièrement sur la problématique de l’enfant malade et de faire une évaluation annuelle de ce qui fait et n’est plus fait.

  • Circulaire n° 98-151 du 17-7-1998 relative à l’assistance pédagogique à domicile (APAD) est appliquée actuellement selon l’humeur de chacun. Ce dispositif avait été mis en place par les PEP (pupilles de l’enseignement public) bien avant la circulaire de 1998 et il a fallu un travail en étroite collaboration avec eux pour parvenir à mettre en place un dispositif commun qui fonctionnait très bien. Une convention a été signée en 2003 entre le ministère de l’éducation nationale et la fédération des PEP. Un conseiller du cabinet veillait à l’application du dispositif et une évaluation annuelle du dispositif a été faite conjointement avec les PEP pendant 5 ans. Depuis 2 ans cette évaluation est refusée par la DESCO et plus personne ne se soucie de l’application de la circulaire et pourtant 12 000 enfants sont connus comme étant en ALD. Les textes affirment qu’aucun enfant atteint de troubles de la santé ne peut rester isolé chez lui. En fait ils sont des milliers à l’être.

  • La loi n° 2000-197 du 6 mars 2000 visant à renforcer le rôle de l'école dans la prévention et la détection des faits de mauvais traitements à enfants. L’art. L. 198-1 dit: « Les visites médicales effectuées en application du troisième alinéa (2°) de l'article L. 149 et du deuxième alinéa de l'article L. 191 ont notamment pour objet de prévenir et de détecter les cas d'enfants maltraités ». La loi n’est pas appliquée.

  • Circulaire n° 2003-210 du 1-12-2003 relatif au programme quinquennal de prévention et d’éducation.

  • « Repérer et suivre les problèmes de santé des élèves » : les mesures ne sont pas appliquées car aucun moyen supplémentaire n’a été donné et les directives sont irréalisables. Le protocole de l’Oise est cité comme modèle à reprendre mais il n’a été mis en place dans aucun autre département. Et pourtant le dispositif est évalué depuis 5 ans et montre comment par des moyens simples on passe de 40% de suivi des avis donnés à 80% voire 90%.

  • « Mieux connaître, mieux repérer et prendre en compte les signes de souffrances psychiques des enfants et des adolescents » : concrètement sur le terrain qu’est-ce qui a été mis en place ? quelle formation a été donnée aux personnels ?

  • « Assurer tout au long de la scolarité la continuité des actions d’éducation à la santé » : non appliqué car rien n’a changé dans le 1er degré.

  • « Éduquer à la nutrition et prévenir les problèmes de surpoids et d’obésité » : nous sommes le seul organisme capable de suivre les enfants de la maternelle à la terminale, il serait donc facile de les peser et de les mesurer régulièrement pour dépister le rebond et suivre l’évolution. Aujourd’hui on sait que 40% des enfants obèses étaient en surpoids à 6 ans mais aucun suivi n’est effectué et on se contente d’un cri d’alarme en déclinant les % d’enfants obèses. Et pourtant le programme EPODE mis en place au départ à Fleurbaix et à Laventie a fait ses preuves et les résultats sont évalués tous les ans. Pourquoi n’a-t-il été mis en place que dans 10 villes en France ? Quelles mesures concrètes ont été mises en place dans les départements conformément à la demande du PNNS ?

  • « Il est nécessaire que les différents médecins appelés à intervenir auprès des enfants, disposent d’outils communs de recueil de données. Pour la rentrée scolaire 2004/2005, un nouveau carnet de santé, adapté à ces objectifs, ainsi qu’un protocole de consultation intégrant des données sur la santé psychique, seront élaborés par un groupe national de travail éducation nationale-santé. Ce carnet intégrera également les protocoles de soins et d’urgence des élèves atteints de troubles de la santé et le repérage des troubles spécifiques du langage. Il sera utilisé, comme le carnet de santé actuel, conformément aux règles régissant le respect de la confidentialité ». Le ministre de l’éducation nationale annonce donc la constitution d’un carnet de santé unique sans s’être au préalable concerté avec le ministre de la santé qui est responsable de l’élaboration du carnet de santé actuel.

En 2005 le ministère de la santé a réactualisé le carnet de santé mais sans la DESCO. Le nouveau carnet de santé annoncé par le ministre de l’éducation nationale ne verra donc pas le jour.

 

Propositions

Mettre en place un comité national interministériel qui devrait définir les grandes lignes d'une stratégie destinée à impulser les actions de prévention régionales et locales en faveur des enfants et des adolescents. L’interministérielle est la seule instance permettant de mettre en commun et de partager les méthodologies. La création d’une instance d’observation et de régulation, est préconisée par tous les acteurs depuis plus de 10 ans mais n’existe toujours pas. Il est nécessaire que ce comité soit aussi pluri catégoriel et que les professionnels de santé soient représentés. S’agissant de la santé, il est souhaitable qu’il soit piloté par un professionnel de santé.

Ce comité se déclinerait au niveau régional sous l’impulsion des préfets de région (selon le même schéma que les PRS).

Mesures à mettre en place :

  1. Mettre en place le plan santé pour l’enfant de la naissance à l’âge adulte avec une politique de santé publique adaptée à l’école. Un plan dont la priorité serait la prévention et non les soins ou le curatif. S’assurer que pour chaque mesure, des moyens réels sont fournis pour la mise en application

  2. Lui définir des priorités :

    1. troubles des apprentissage dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasie

    2. prévention, dépistage et suivi de la maltraitance

    3. prévention, dépistage et suivi de l’obésité

    4. prévention, dépistage et suivi des troubles psychologiques

    5. prévention, dépistage et suivi des maladies chroniques et handicaps

  3. l’impulser dans les régions en s’appuyant sur les réseaux existants

    1. réseau santé mentale

    2. réseau asthme

    3. réseau obésité tel que celui de l’EPODE

Pour chaque réseau s’assurer que sont mis en oeuvre :

  • des actions concrètes et coordonnées

  • des actions de proximité

  • l’implication de tous autour du même objectif

  • la communication locale et nationale

  • le multi partenariat

  • l’évaluation des résultats

 

  1. Mettre en place et codifier un protocole pour les examens systématiques qui soit commun pour tous les professionnels de santé (puisqu’il semble qu’un kit et des outils ont été créés pour le bilan des adolescents, il convient de les adapter aux autres tranches d’âge). Une évaluation annuelle s’impose.

  2. Mettre en place un outil d’évaluation interministériel qui soit commun aux régions donc aux départements ; Chaque axe stratégique défini au plan national doit être assorti d'un objectif à atteindre et d'indicateurs de résultat. Cela suppose la mise en place d'un système d'information et de pilotage à chaque niveau de mise en œuvre. Le recueil des données doit donner lieu à une exploitation conjointe par les services centraux intéressés et surtout à un retour vers les services déconcentrés. Dans le cadre de l’éducation à la santé, Il importe que les actions menées fassent toujours l'objet d'une réelle évaluation, à la fois sur la réalité et le degré de leur mise en oeuvre par rapport aux objectifs initiaux, sur les moyens, notamment financiers, qu'elles ont exigés, enfin sur leurs impacts.

  3. Elaborer un document interministériel de référence nationale sur le signalement de l’enfant en danger. C’est une réelle priorité. Actuellement chaque institution publie ses chiffres sans tenir compte des chiffres de l’autre. Les protocoles de signalement sont différents d’un département à l’autre et le protocole de suivi des enfants est tout aussi variable.

  4. Assurer le suivi des examens effectués en prenant appui sur le protocole de l’Oise.

  5. Mettre en place l’éducation à la santé dès la maternelle conformément aux recommandations de l’académie de médecine : « l’éducation à la santé est une composante essentielle d’une politique de prévention et de promotion de la santé puisque l’enfance est le moment où s’acquièrent les attitudes fondamentales qui permettent d’éviter ou de limiter les comportements nocifs pour la santé (….) Cet enseignement, pour être efficace, doit être institutionnalisé, il doit avoir une certaine durée, faire l’objet d’inspections et d’évaluation et être intégré à l’enseignement des autres matières». Ce doit être une approche globale qui permet de transmettre aux enfants l’idée que la santé concerne leur corps, avec ses différents besoins, autant que leur esprit, que le tout fonctionne ensemble et qu’ils sont acteurs de leur santé. Agir dès la maternelle, cela permet d’intervenir en amont de beaucoup de risques. Les infirmières s’impliquent beaucoup dans cette mission et voient leur rôle renforcé au sein de l’école lorsqu’elles peuvent y être ! Aujourd’hui elles sont prioritairement affectées dans le second degré et ne peuvent plus exercer cette mission essentielle

  6. Veiller à ce que la politique de santé de l’enfant à l’éducation nationale soit intégrée à la politique éducative :

  1. S’assurer qu’au ministère de l’éducation nationale et particulièrement à la DESCO il y ait au moins un conseiller qui suive le dossier spécifiquement santé des enfants et des adolescents

  2. La cohérence institutionnelle de « la politique de promotion de la santé » doit être revue. Il apparaît essentiel de recréer un vrai service de santé scolaire avec la mise en synergie des trois unités (médical, infirmier et social). Réfléchir aux liaisons à mettre en place avec les psychologues.

  3. Associer et impliquer les écoles privées sous contrat.

  4. Recentrer les missions des médecins sur les bilans de santé permettant le dépistage, la prévention et le suivi. Le médecin de l’EN doit se recentrer sur sa mission première de médecin de l’enfant et cibler ses interventions : suivre moins d'élèves mais de manière plus approfondie et dans la durée. La priorité doit être mise sur la période de l’enfance car si les troubles apparaissent au grand jour à l’adolescence, ils sont le fruit de l’histoire physique et psychique depuis la naissance. Si des dépistages n’ont pas été faits dans la petite enfance, ils peuvent entraîner de graves troubles scolaires puis sociaux.

  1. Impulser dans chaque région et chaque département une vraie démarche partenariale entre

  • L’éducation nationale (rectorats et inspections académiques)

  • Les DDASS et DRASS

  • Le secteur hospitalier et le secteur libéral

  • La collectivité territoriale et locale compétente

  • Les associations de parents

  • Les élus

  1. Constituer un véritable service régional de santé publique de l’enfant aux activités cohérentes, tenu, piloté, coordonné et animé par des professionnels de santé et non par des administratifs ou des élus.

  • Mettre en place des liaisons plus étroites entre la PMI, la santé scolaire les pédiatres et les généralistes afin de permettre une amélioration du suivi et d’éviter des doublons.

  • Améliorer la liaison entre parents et enseignants et entre ces derniers, la PMI, les équipes de santé scolaire, les pédiatres, généralistes, les psychologues et les pédopsychiatres.

  • Il serait nécessaire de réfléchir au moyen de regrouper tous les acteurs de la santé de l’enfant d’une région qui ont à travailler au bénéfice des enfants pour mettre fin à la désorganisation, à l’empilement de mesures et à la cacophonie dont sont victimes les enfants et les familles.

 

 

Il est indispensable aujourd’hui de mettre en commun les compétences et les synergies et de décider de réelles mesures prioritaires pour la santé des enfants.

La prévention signifie les priorités pour la petite enfance et l’enfance et non pour l’adolescence tel que cela est actuellement énoncé.

 

 

 

Docteur Marie Claude Romano

Médecin conseiller technique honoraire

Membre de l’AFPSSU

 

 VOIR AUSSI / Cours des comptes : Les médecins et les personnels de santé scolaire

https://www.pratiquesensante.org/2020-06-01-02/

Cours des comptes : Les médecins et les personnels de santé scolaire

 

Le Rapport : https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-05/20200527-rapport-58-2-medecins-personnels-sante-scolaire.pdf

Les annexes : https://www.ccomptes.fr/fr/documents/51826

 

A lire également  : Santé scolaire aujourd’hui et demain - Docteur Marie-claude Romano - AFPSSU

 

À la demande de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, la Cour s’est penchée sur la situation des médecins et personnels de santé scolaire. Bien qu'il constitue une condition essentielle de la réussite de la politique éducative et une contribution importante à la politique de santé publique, le dispositif de santé scolaire connaît des difficultés endémiques sur lesquelles l'attention des pouvoirs publics est régulièrement appelée. Une réorganisation complète, assortie d'une révision des méthodes de travail, s'avère indispensable.

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