REFLEXIONS : Envie de vie, telle est notre envie

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Le texte de base

Dans la deuxième partie des années 80, alors que nous avons été pris de plein fouet par cette nouvelle maladie le VIH,  je coordonnais les activités de l'ADESS Savoie (Réseau IREPS IRA aujourd'hui). Nous avons décidé de mettre en place un collectif de réflexions et d'actions communes avec tous les partenaires qui traitent de près ou de loin à l'éducation affective et sexuelle.

 

A cette époque, il était important  d'avoir le mot  SIDA dans son titre de projet pour trouver de l'audience et surtout  des financements. COLLECTIVEMENT, nous avons choisi de plutôt proposer un programme qui ne soit pas centré sur le SIDA mais plus généralement sur l'éducation affective et sexuelle. Nous l'avons intitulé  "Envie de vie".  Nous avions pour objectif de donner la part belle à une vision plus dynamique, plus positive et globale que de diffuser de simples informations sur la maladie. Contre vents et marées, nous avons pendant plusieurs années maintenu ce programme et obtenu l'adhésion de nombreux établissements scolaires et des "autorités". (Notons ici, qu'il ne s'agit pas de comparer les situations liées au SIDA et celles liées à la COVID-19)

 

Pourquoi parler de cela aujourd'hui ? Ces derniers mois, nous avons aussi pris de plein fouet une autre maladie - la COVID-19. Alors que fin 1980, nous n'avions pas de réseaux sociaux internet (il n'y avait d'ailleurs pas internet), les pressions étaient fortes pour ne parler que de SIDA. Aujourd'hui, nous avons internet et des réseaux sociaux associés qui sont plutôt dynamiques et influents. Dans ma  veille documentaire quotidienne, j'observe qu'il y a au moins 90% des articles qui titrent avec le mot "COVID-19". C'est articles sont très, très, très nombreux, et proviennent de tous les horizons et cela m'interroge. 

 

Je comprends que l'on ait besoin d'informations, mais pour autant, il faut qu'elles soient objectives, claires, pratiques et en nombre limité car à "trop en faire l'on va finir par s'en faire" et desservir nos intentions de Promotion de la santé. Est-ce que nos actions de Promotion de la santé ont besoin d'un estampillage COVID-19. Je ne crois pas. Si aujourd'hui, l'on est arrivé à créer des documents spécifiques, en si peu de temps, sur l'alimentation, le sommeil, la santé au travail, mais aussi à remettre en avant les inégalités de santé, c'est bien parce que depuis des années, notre action au plus près et avec les populations a nourri notre réflexion, nos méthodes, nos formations.

 

Une question : Est-ce si différent de bien se nourrir en période de pandémie tant que les approvisionnements sont là ? Assurément non. Nous pourrions décliner cette question sur tous les autres thèmes.

Une remarque : Il ne faudrait pas que les ponts, les liens, les complémentarités que l'on a réussi à développer entre le sanitaire, le social et le médico-social mais aussi entre "habitants - citoyens - usagers" et les praticiens et les politiques éclatent à la faveur du "tout sécurité".

 

La vision qui nous est donnée aujourd'hui est plutôt inquiétante, pessimiste. Ne pourrions-nous pas nous engager dans des projets plus dynamiques, plus tournés vers l'avenir, plus optimistes comme nous l'avions fait avec "Envie de vie". Comment pouvons nous rebondir, à partir de cet intérêt commun de réagir au COVID-19, pour continuer de faire bouger la Promotion de la santé comme nous l'avons fait depuis des années. 

 

N'hésitez pas à faire des remarques, suggestions, afin d'alimenter la réflexion et à partager le lien de cet article.

Merci d'avance 

 

Daniel Oberlé

 

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